Description
Le Supermarine Walrus Mk.I
Le Supermarine Walrus est né dans les années 1930 d’une demande de l’Amirauté britannique pour un petit hydravion catapultable destiné aux croiseurs et cuirassés de la Royal Navy. Conçu par R. J. Mitchell, l’ingénieur concepteur du célèbre Supermarine Spitfire, il est dérivé du Supermarine Seagull V, un modèle déjà utilisé par l’Australie. Son premier vol eut lieu le 21 juin 1933 et il est officiellement adopté par la Royal Navy sous la désignation Walrus Mk.I en 1936.
Le Supermarine Walrus est un hydravion biplan amphibie de reconnaissance et sauvetage. Ses ailes sont repliables pour le stockage sur navire. Son équipage est de 3 à 4 hommes (pilote, observateur, mitrailleur, parfois radio). Il est équipé d’un moteur Bristol Pegasus VI de 775 ch qui lui permet d’atteindre une vitesse maximale d’environ 215 km/h avec une
Le Walrus Mk.I fut surtout employé comme avion de reconnaissance embarqué sur les grands navires de guerre britanniques et du Commonwealth. Lancé par catapulte, il amerrissait ensuite près du navire pour être hissé à bord.
Dès 1939, il est utilisé pour la surveillance maritime et la lutte anti-sous-marine, le repérage d’artillerie navale et dans des missions de sauvetage aéronaval où il excellera en allant récupérer des aviateurs abattus en mer. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il opéra en Atlantique, Méditerranée, Afrique du Nord, Pacifique et Extrême-Orient.
Le Walrus, bien que lent et vulnérable, rendit de très grands services grâce à sa robustesse et sa capacité à amerrir dans des mers agitées. Environ 740 exemplaires ont été construits toutes versions confondues (1936–1944).
Remplacé progressivement après 1945 par des hydravions plus modernes comme le Supermarine Sea Otter, il est retiré du service actif britannique au début des années 1950, mais resta utilisé plus longtemps en Australie, Nouvelle-Zélande et Irlande. Le Walrus a marqué l’histoire comme l’un des premiers hydravions tout-métal amphibies et comme un pionnier du sauvetage aérien en mer.

